jeudi 24 septembre 2009, par Pascal
Pour sûr, après six mois sans apercevoir de ville, arriver à Papeete crée un choc. De loin, on distingue des mâts. Non, ce n’est pas possible. Une forêt de mâts. Un mouillage blindé de monde, une marina, des jet-skis, bonitiers et autres speed boats qui sillonnent le lagon. Difficile de trouver assez d’espace pour mouiller, donc on est à la limite du chenal. Ca déplait aux douanes qui viennent nous déloger. Quelques jours plus tard nous sommes contrôlés par la gendarmerie maritime. La police aux frontières patrouille régulièrement dans les environs. Pas de doute, nous voilà de retour à la vraie civilisation, celle qui casse les tympans, qui pue, qui gaspille. Et contrôle. Chouette, ça nous manquait.
On se sent bien décalés. Mais paradoxalement, même pas apeurés. Quels inconscients nous sommes. Quand on connaît les ravages engendrés par le mode de développement occidental ! Et dire qu’on frémissait dans la passe d’Amanu ! Bénédicte, tel le papillon attiré par la lumière, fonce à Carrefour. Ah, le bonheur, la liberté de pouvoir consommer (là, peut-être que je force un peu le trait...) ! Non, j’rigole. On est venus à Papeete pour pas mal de raisons mais les achats en font partie.
Et puis ici il y a des potes. Papeete est un des "goulots d’étranglement" pour les navigateurs. Yann et Maëlle retrouvent leurs grands copains Mako et Diane du trimaran Samba. Les parents fêtent dignement les retrouvailles. Autour de nous il y a aussi Seakedelic, Mandragore, Atsani, Too much et Helios. Et puis Jean-Lo, Fred et Manu à terre ! C’est donc aussi le choc des godets. Epuisant.
Et puis l’anniversaire de Maëlle approche. Cette fois-ci pas question de fêter l’évènement par un barbecue sur un motu, ça sera un goûter sur la plage du McDo. Carrément. Avec un énorme gâteau superbement décoré et préparé par Any. Des cadeaux, une bonne compagnie, jusqu’à tard dans la nuit. Le pied.

Mais c’est pas tout ça, nous avons encore des îles à visiter, nous. Alors, dès que le radar est réparé, direction Moorea, puis les îles sous le vent. Nous espérons y gagner en calme.